Accueil Date de création : 06/06/07 Dernière mise à jour : 12/01/12 16:21 / 541 articles publiés

Hivernale du Pas du Sappey  (Quotidien) posté le dimanche 08 janvier 2012 19:52

Blog de folomi : f o l o m i, Hivernale du Pas du Sappey

 

Nouvelle sortie avec Benoît et encore une fois une belle réussite ! Nous avons fait l'"hivernale" du Pas du Sappey. Le passage délicat est certes un peu "chaud" avec la neige mais, avec une bonne concentration, ça passe ! Et puis nous avons été vraiment gâté car nous avons eu la chance de pouvoir observer 4 chevreuils dans la montée et nous avons croisé un énorme troupeau de mouflons dans la descente, impressionnant ! Plus d'une vingtaine de bêtes ! De quoi rentrer à la maison avec de belles images plein la tête ! Et merci à Benoît pour la découverte du petit chemin que je ne connaissais pas sur la descente du Scialet.

 

Toutes les photos sont .

lien permanent

Ma SaintéLyon de Bronze ! #2  (Evènement) posté le vendredi 16 décembre 2011 17:45

Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2

Bonheur de l'arrivée, après 68km...


Sainte Catherine km30 3h01'

Où en étais-je ? Ah oui, sur mon banc, à regarder la boue sur mes jambes... Cette pause, j'en avais vraiment besoin. Mais elle sera de courte durée. Je n'ai pas dit mon dernier mot ! Au bout de 2 minutes (estimation...) je me ressaisi, qu'est-ce que je voulais faire déjà ? Ah oui, allez, c'est reparti, une fois la talonnette replacée, je file faire remplir ma poche à eau tout en grignotant quelques rondelles de saucisson agrémentés de morceaux de fromage. Mmmhhh ! Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2 Une fois la poche pleine, direction le stand Petzl pour un jeu de piles neuves. L'accueil n'est pas des plus agréables mais je repars avec l'énergie qui me manquait... Enfin, à la sortie de la tente : étirement ! Là, j'entends quelqu'un parler de Doliprane à côté de moi. Tient ! Mais j'en ai moi du Doliprane ! Est-ce que ça pourrait me soulager un peu les jambes ? Allez, je tente. Dopage ? J'en sais rien. J'avale un comprimé en marchant déjà vers la suite. Je suis fatigué mais content. Je repars serein, j'ai fait tout ce que j'avais à faire, je n'ai plus de gène dans la chaussure, j'y vois plus clair, je suis repus et je sens déjà bien moins mes jambes ! Nickel ! A nous la nuit !

 

Je m'enfonce de nouveau dans ma bulle. C'est dur, mais je n'arrête pas de me dire que ça n'empire pas. Donc, je continue ! Je maintiens le rythme. En plus, le profil de cette portion me réussi : de la côte et la fameuse descente du Bois d'Arfeuille "très technique". Ce qui est vrai, mais je ne peux m'empêcher de la comparer à nos bonnes vieilles descentes de Chartreuse... Oh ! Oh ! Pardon, j'ai pêché. Elle est technique mais elle se descend tout de même très bien. Je gagne pas mal de places sur cette portion même s'il commence à y avoir de plus en plus de passages où je dois serrer les dents. Alors le Doliprane ? Qu'est-ce tu fais ? AGIS BON SANG ! Non, ça ne marche pas. Tant pis. Ah, ouf ! Voilà le ravito !

 

Saint Genou km34 4h14'

Une fois de plus, j'arrive claqué au ravito ! Une fois de plus trop content de pouvoir m'autoriser à marcher quelques mètres. Pourtant, je ne m'attarde pas. Je grignote 2 ou 3 bricoles, attrape un Coca et en avant. Nouvelle pause étirement et repositionnement de la talonnette (M'énerve celle-là !). Pendant cette pause, j'entends un gars qui en compte d'autres "...6, 7 et 8 ! Ok, suivez-moi !"... Qu'est-ce que... ? Oula ! Je comprend, un petit groupe de gars qui jettent l'éponge... Tût ! Tût ! On se reconcentre. Pour moi tout va bien. N'y pense même pas ! C'est sûr, nous n'en sommes qu'à la moitié. Le constat peut être rude.

 

Pour ma part, une fois bien étiré, je repars en trottinant. Plutôt content d'être encore capable d'avancer sur mon petit rythme. Je suis agréablement surpris de la capacité que j'ai de récupérer sur ces arrêts si courts. L'entrainement paye on dirait. J'arrive rincé et je repars comme si de rien n'était (ou presque). J'ai toujours mal aux jambes mais pas plus. C'est bon ça ! Mais là le profil ne m'est plus vraiment favorable. De la descente en pente douce sur grand chemin ou route, du plat... Je perds des places. Drôle de sensation : dès que la pente disparait, je suis comme happé par le flux de coureurs, avalé ! C'est dur. Pour les cuisses et pour le moral ! Allez, il faut tenir. Il y aura d'autres côtes...

 

Soucieu en Jarrest km45 5h18'

Je ne tiens pas jusqu'à la tente. Je passe à la marche 200m avant d'y arriver. Les ravitos s'enchainent et se ressemblent. Je doute de pouvoir de nouveau courir en sortant tant j'éprouve de soulagement à m'arrêter ! Bon. On verra. Il est temps pour moi de prendre une petite soupe. En 2008, avec Renaud, je me souviens avoir vraiment apprécié le petit bouillon que j'avais bu ici. Re-étirement, re-positionnement de la talonnette (cette fois je l'essuie correctement avant, il me semble que c'est l'humidité qui la fait glisser). Soupe et café avec petit morceau de chocolat : royal ! Ah ! Ah ! Feindieu ! Ca requinque ! Allez, on essaye ! Ben voilà, je repars en courant ! Elle est pas belle la vie ? L'accueil, l'ambiance, la chaleur des ravitos, c'est magique ! Plus que 23km et plus que 12 avant le dernier ravito. Cette info là aussi fait plaisir.

 

12km. C'est peu non ? C'est ce que je me suis dit en quittant Soucieu... Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Je n'avance plus ? Que c'est dur, que c'est long ! Là, je serre les dents plus que jamais. Je me concentre sur le rythme mais je souffre. Lorsque je vois le panneau "Arrivée à 15km", je crois rêver !?! Ou cauchemarder plutôt ! J'en étais déjà à regarder au loin si je ne voyais pas le ravito. Je n'ai fait que 8km... ARRGH ! C'est rude. C'est le moment où j'allume la calculatrice. A combien vais-je finir ? En quittant Soucieu je me disais que, peut-être, ça pourrait se finir avant 8h. Mais maintenant, j'en doute fortement. Même la Sainté de Bronze me semble dure à atteindre. Broyer du noir ce n'est pas bon. Alors je commence à débrancher le cerveau. Je me concentre sur ma foulée. Je laisse juste un peu la calculatrice allumée pour décider ce que je fais au prochain ravito... C'est dur, mais je n'ai finalement pas grand chose à faire cette fois. La talonnette bien sèche ne bouge plus et j'ai encore de l'eau dans la poche... Après une éternité, je vois enfin ce fichu ravito apparaître. YES !!!

 

Beaunant km57 6h49'

Petit coup d'oeil au chrono avant d'entrer sous la tente. Il me reste 1h10' pour faire 11km.  C'est jouable. Ou pas. Mais faut le tenter. Passage éclair sous la tente. J'attrape un bout de banane. Je sais que derrière, il faut marcher un bon moment donc j'aurais le temps de manger. La longue montée de Sainte Foy commence (Désolé Benoît j'étais sincère quand je t'ai dis quelle était courte... Je ne m'en souvenais plus !). En tout cas, ça me laisse le temps de bien m'alimenter. Avant d'arriver en haut, je sors ma botte magique : la musique ! J'enfile les écouteurs. Nous ne sommes plus dans la nature, nous avons rejoint la ville. Objectif : épaissir les murs de ma bulle. Et débrancher le cerveau. Dès que la pente le permet, je me remets à trottiner. Lorsque ça bascule. J'allonge la foulée. Concentré, absent, je cours. Le plus vite possible. Je ne pense plus à rien. Ce n'est plus la peine...

 

Quand je passe le panneau des 5km, je jette un nouveau coup d'oeil à la montre, 7h38' : YES ! J'aurais la Sainté de Bronze ! Youhou !!! Il me reste 22min pour finir avant 8h. Si je peux tenir le rythme que j'ai eu jusque là, pourquoi pas. Mais je n'y crois pas trop. Ce n'est que du plat. Mon rythme tombe. Je serais au délà des 8h. C'est pas grave ! Je serre une dernière fois les dents pour les derniers kilomètres qui sont, effectivement (tout le monde le dit !), très durs. J'ai des frissons et presque des larmes lorsque les voitures qui passent sur le pont nous klaxonnent et nous font des "pouces-en-l'air". Emotion. C'est vrai qu'on est quand même des fadas mais qu'est ce que c'est beau ! J'encourage les gars que j'arrive encore à doubler. On y est !


Palais des Sports

J'arrive sur l'allée finale. L'émotion grandit. Je l'ai fait. Une deuxième fois. Les derniers panneaux, 200m, 100m, 75m... J'entre dans le Palais, je passe sous l'arche, fatigué mais heureux, je lève les pouces moi aussi, "même pas fatigué" pour la photo ! Et YES ! Voilà, c'est fini. Je reprends ma grimace de douleur et je vais vite me poser sur un banc... Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2 Je ne sais pas exactement mon temps, je regarde : 8h12' !!!  Oh que c'est beau ! Officiellement, je boucle ma deuxième SaintéLyon en 8h08'. Et j'obtiens la Sainté de Bronze !!! Enorme.

 

Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2

 

Epilogue

A peine arrivé, Gilles m'appelle : "Je suis déjà douché" ! Oh ? Je ne l'ai pas vu passé !?! Mais non, je n'ai rien compris : il a abandonné, victime d'un déménagement le week-end précédent qui lui a coûté trop d'énergie. Aïe ! Quand à Benoît, il ne m'aura même pas laissé le temps de me doucher ! Le bougre boucle sa première SaintéLyon en 8h51' ! Une fois de plus, je suis littéralement bluffé par sa performance ! Enorme bravo à toi !!!

 

Après une ou deux bonnes bières et un petit encas tous les 3 dans les gradins à se raconter nos aventures, je file prendre mon train de 10h45 (Je n'avais pas droit à l'erreur)... Hop ! Petite course pour ne pas le louper et 15 minutes de sieste dans le train avant de retrouver ma petite famille direction l'anniversaire de ma petite filleule ! Week-end chargé ! Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2 Mais ça s'est plutôt bien passé.

 

Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #2

 

Conclusion

Je suis pleinement satisfait de ma course. Pour une fois, je n'ai absolument rien à regretter. J'ai vraiment tout donné pour obtenir ce temps. J'ai bien peur que ma marge de progression ne soit vraiment pas énorme sur ce coup là... Si je reviens, ce sera pour mieux en profiter, sans se faire si mal aux jambes. D'ailleurs, je n'ai pas bien compris pourquoi j'ai eu si mal. Ca ne  m'arrive pas souvent. Peut-être le chauffage dans le bus ? En tout cas, les jours suivants ont été très rudes. Le lundi fut une horreur !... Il m'aura fallut une bonne semaine pour récupérer comme il faut.

 

Avant d'en finir, je tiens à remercier tous ceux qui ont partagé ma prépa pour cette course : Suleyman pour les sorties taf à Ugine, Benoît R. et Benoît C. pour les grosses sorties en Chartreuse, Olivier à Comboire, Dany pour l'assistance/guidage sur les grosses sorties en Ardèche et Clo bien sûr, pour les footings, son amour, son soutien sans faille au quotidien et le petit SMS de 3h du mat... Merci également à tous ceux qui m'ont envoyé de petits messages avant et après la course ! Tous ces petits mots me vont droit au coeur ! Bonnes fêtes à tous et à très bientôt pour une nouvelle année de sueur et de bonheur.

 

Toutes les photos sont .

lien permanent

Ma SaintéLyon de Bronze ! #1  (Evènement) posté le dimanche 04 décembre 2011 22:21

Blog de folomi : f o l o m i, Sainté de bronze !

Il va être temps de rejoindre la ligne de départ...

 

L'approche

Samedi 3 décembre, la grande épopée débute ! La SaintéLyon, n'est pas longue qu'en distance, elle est aussi longue à approcher... Pour Benoît et moi, ça commence donc ce samedi vers 16h, en voiture, direction Lyon. Nous arrivons au Palais des Sports un peu plus d'une heure plus tard, sous la pluie. Le temps de trouver une place, de récupérer nos affaires, et hop, nous voilà dans l'enceinte magique où nous sommes censés arriver dans quelques heures. Petit coup de flip en ne voyant pas nos noms sur la liste des inscrits... Ah ! Ok, il s'agit de la liste des inscrits à la SaintExpress. Le ticket pour la navette est à récupérer à l'extérieur. Avant de rejoindre le bus, Benoit nous fait un second petit coup de flip : il ne retrouve pas sa frontale ! Oups ! Heureusement, ce n'est qu'une fausse alerte, sa frontale est bien là, cachée au fond de son sac. Ouf ! 3 minutes plus tard, nous prenons place dans la navette qui va nous mener à Saint-Etienne.

 

Le trajet sera plus long que prévu... La faute à un chauffeur de bus qui ne connait pas le chemin pour rejoindre le Parc des Expos ! Si ! Si ! Véridique ! Il a fallut que nous le guidions ! Incroyable ! Bref, au bout d'1h30, nous débarquons enfin à Saint Etienne. Il était temps, j'ai bien cru que j'allais mourir de chaud ! Nous étions juste sous la sortie du chauffage. Terrible ! Ici, il pleut encore. Heureusement, il ne fait pas trop froid. La récupération du dossard se déroule sans soucis et très rapidement (apparemment, l'organisation a mis le paquet pour que ça se passe mieux). Nous traversons le hall d'expo assez rapidement, je passe juste récupérer mon livre Courir ou Mourir au stand Endurance Magazine puis nous retrouvons Gilles.

 

Blog de folomi : f o l o m i, Sainté de bronze !

 

L'attente

Je suis bien content de retrouver Gilles avec qui j'ai travaillé de longues années à Paris avant de le retrouver l'année dernière à l'occasion du Trail de l'Ardéchois. Il doit être environ 20h lorsque nous nous retrouvons tous les 3 attablés à la pasta party. Benoît et moi avons amené notre gamelle, nous profitons juste de la table avec Gilles qui, lui, avait réservé son repas. L'instant est bien agréable ! L'ambiance est à la fête (ne vous fiez pas à la photo...Blog de folomi : f o l o m i, Sainté de bronze !). A 21h, la longue attente commence. Nous nous trouvons un petit coin où nous poser et en avant... Plus que 3h à attendre. Dur ! Dur ! Mais la SaintéLyon, c'est aussi ça ! J'avais bien l'intention de dormir, mais non, ça n'a pas été possible. Trop de bruits, trop d'excitation... Je ne sais pas. En tous cas, ça n'a pas fait.

 

Blog de folomi : f o l o m i, Sainté de bronze !

 

23h. L'excitation monte. Nous ne pouvons plus tenir ! Le hall est déjà à moitié vide. Ok, le départ n'est que dans 1h mais peu importe. L'appel est trop fort. Allez, c'est décidé, on y va. Nous rejoignons la longue procession qui, cette année, ce dirige vers le "Chaudron", le stade Geoffroy Guichard. C'est à quelques minutes de marche mais, de mon point de vue, ces quelques minutes valent bien un départ devant ce mythe du football. Il pleut toujours, mais la température est assez clémente. Gilles nous parle du contraste qu'il ressent vis à vis du même départ l'année dernière alors qu'il faisait -8°c et qu'il y avait 40cm de neige... Certes, il pleut légèrement, mais nous avons tout de même de bonnes conditions cette année. L'ambiance est bonne sur la ligne. La tension monte un petit peu mais pas tant. Nous essayons de ne pas trop penser à tous les kilomètres qui nous attendent. Personnellement, je me mets en mode "pas à pas" avec l'objectif numéro 1 : rejoindre Saint Christo, premier ravito. Benoît commence une petite intox "bon, comme dans 500m je ne vous vois plus, je vous souhaite une bonne course, ne m'attendez pas...". Gilles, lui, semble déjà concentré. Mais voilà déjà que la musique du départ retenti...

 

Le grand départ

Allez ! Cette fois c'est la bonne. Le peloton s'étire. La SaintéLyon 2011 commence pour de bon. Toutes frontales éclairées, nous passons sous l'arche de départ, sous l'oeil bienveillant du stade mythique des Verts. Direction Lyon ! Il ne faudra qu'1 ou 2 minutes pour que je bascule dans la course... Fini la rêverie, Benoît est parti sur un rythme de folie ! J'essaye de le raisonner un peu mais rien n'y fait. Gilles ne tarde pas à lâcher et à prendre son rythme. Moi je me dis qu'après tout, si je veux faire un bon temps, autant tenir ce rythme ici, tant que s'est roulant. Le rythme plus cool s'imposera de lui même dès que la masse des coureurs passera sur les premiers chemins. Mais quand même ! Après 2 ou 3 kilomètres, il me semble que Benoît accelère encore ! Oula ! Il est fou !

 

Il faut savoir que Benoît est un spécialiste du non entrainement. Attention, n'essayez jamais de faire comme lui ! Il a commencé par des semis, ça s'est bien passé : record 1h39'. Ensuite il est passé au marathon, il en a fait 4 je crois, record : moins de 4h (je ne sais plus le temps exact). Cette année, il a fait la 6000D... Toujours sans soucis. Il termine en 9h20', en milieu de peloton ! Difficile de connaitre son entrainement exact mais, comme il dit, il court quand il y pense (moins d'une fois par semaine je crois bien). Bref, Benoît est un phénomène (très rare je pense). En tout cas, il laisse rêveur les "laborieux" comme moi qui doivent enchainer séances après séances, avec assiduité et régularité, pour arriver, difficilement, à faire un tout petit peu mieux...

 

Tout ça pour dire que je préfère ne pas continuer à le suivre sur ce coup là. Quelques minutes après, je ne le vois déjà plus. Nous sommes toujours sur les 7 kilomètres de bitume. Je me concentre sur mon rythme et je profite de l'instant. Il y a vraiment beaucoup de monde. Il me tarde de rejoindre les premiers chemins même si je le redoute un peu, j'ai peur du bouchon. Mais alors que la route s'élève doucement et que le peloton ralentit, voilà que je reviens sur Benoît ! La pente lui a fait baisser son rythme. Je suis bien content de le revoir. Peut-être que finalement, nous allons faire un bout de chemin un peu plus long ensemble. Mais non, en quelques minutes, je comprends que ça ne sera pas le cas. Après l'avoir entendu 3 ou 4 fois me dire "bon ben cette fois, je ne vais pas te suivre, bonne course !", je le distance effectivement. La pente ! La pente ne lui permet pas de me suivre. C'est bien dommage. Mais c'est vrai que je me sens bien dans les côtes. Vive les entrainements en montagne ! Je suis finalement un peu déçu qu'on ne puisse pas courir plus longtemps ensemble mais je suis venu pour améliorer mon temps alors je reviens vite à ma course alors que voilà déjà le fameux premier chemin...

 

La grimpette

Alors que la pente s'accentue, je suis heureux de constater que la grosse affluence de coureurs permet tout de même des dépassements continue. Par contre, c'est gras, voir très gras ! Il me semble que c'était moins gras en 2008. Les appuis sont parfois très fuyants.

 

J'étais bien confiant pour les parties montantes avant le départ et je profite de ces premiers kilomètres de grimpette pour tester ma forme... C'est pas mal ! Je dépasse allègrement sur un bon petit rythme régulier sur lequel je ne puise pas trop (il me semble). Je m'oblige à marcher lorsque ça devient trop pentu mais, sur la longueur, rares sont les passages ou je ne me sens pas de courir. Tout se passe bien. Je suis vraiment dans la course. Arrivé sur les hauteurs, je m'accorde 10 secondes pour m'écarter du flux de coureurs, me retourner et profiter de cette vision unique de la mythique guirlande de frontales scintillantes avec en fond les lumières de Saint Etienne. C'est toujours aussi magique ! Sauf que là, ce sera 10 secondes et pas plus ! Faut pas mollir ! Je reviendrais une autre fois pour mieux en profiter... Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #1

 

Saint Christo km16 1h38'

Wouw ! Je suis bien content de voir enfin apparaitre le premier ravito. Il arrive au bon moment car que je commençais à avoir besoin d'une pause. La grimpette est déjà bien rude pour venir jusque là (même si la route est encore longue...) et les cuisses commencent à tirer. En tout cas, je jette un oeil à la montre pour la première fois et je suis bien content. Je suis parti sur de bonnes bases, presque 15' de mieux qu'en 2008. J'espère que je n'ai pas trop donner pour gagner ces quelques minutes, je me sens déjà bien entamé. En tout cas, je profite du ravito pour marcher un peu mais pas question de s'attarder. J'attrape un morceaux de banane et un bout de chocolat. Je déguste l'ensemble en continuant à avancer vers la suite tout en me vidant la tête de toute pensée négative. Pour l'instant tout va bien, je me remets à trottiner.

 

Moreaux km21 2h36'

6 kilomètres dans ma bulle. Peu de souvenirs. Très concentré, toujours sur la dynamique positive que je me suis imposé en quittant Saint-Christo. Je me fais surprendre par ce ravito que je n'ai pas du tout anticipé. Tant pis, je ne m'arrête pas et je m'offre un ravito perso en compensation. Un petit peu plus loin, nous passons le point culminant du parcours. Ouf ! Le plus dur est fait (ah bon ?). C'est ce qu'il faut se dire en tout cas. Le plat, là haut, a du mal à passer. Décidémment, je suis plus à l'aise dans les pentes.

 

Alors que j'entame la descente vers le point névralgique de la course, le ravito de Sainte-Catherine, je prépare ce que je veux y faire. Une vraie pause cette fois : remettre la talonnette qui se barre dans ma chaussure gauche, changer les piles de ma lampe qui commence à faiblir, remplir ma poche à eau et, surtout, m'étirer. C'est à ce moment que je reçois un SMS. Je termine la descente avant de le lire. C'est Clo ! Elle a du se lever pour les petits et m'envoi ses encouragements. Wouach ! Mon Amour pense à moi ! Même si ça met une petite claque de les savoir si loin et d'être là, au milieu de nulle part, en pleine nuit à courir dans la boue, ça fait quand même chaud au coeur !!! Et ça ne pouvait pas mieux tomber car dès l'instant ou je mets à marcher pour entrer sous la tente, je mesure à quel point j'ai déjà bien donné et comme j'ai mal aux jambes (bien trop déjà). D'ailleurs, la checklist des choses à faire vole en éclat, remplacé par une priorité absolue : me poser sur un banc et souffler !!!

 

Blog de folomi : f o l o m i, Ma SaintéLyon de Bronze ! #1

 

La suite au prochain épisode !...

lien permanent

SL 2011 : petit avant goût en vidéo...  (Vidéo) posté le vendredi 09 décembre 2011 12:00

lien permanent

Good job !  (Evènement) posté le lundi 05 décembre 2011 12:02

Blog de folomi :f o l o m i, Good job !

 

Clin d'oeil au petit commentaire de Poess sur FB (Merci à elle et à tous les autres, tous ces petits mots font chaud au coeur !) qui résume bien mon sentiment au bout de cette SaintéLyon 2011 :  good job ! De l'entrainement jusqu'aux derniers kilomètres, le boulot a payé. Non seulement je suis allé au bout une deuxième fois mais, en plus, je décroche la SaintéLyon de Bronze en moins de 8h30 (Mon objectif non avoué) assez largement : 8h08. Trop trop heureux ! Par contre je paye cher, il a fallut aller le chercher ce temps et ce matin c'est très très rude ! Blog de folomi : f o l o m i, Good job ! A bientôt pour le récit...

lien permanent
|
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à folomi

Vous devez être connecté pour ajouter folomi à vos amis

 
Créer un blog